Présentation du site
Paysage de bord de route départementale qui traverse un hameau traditionnel où vient, comme juxtaposé, s’installer un bâtiment industriel en rupture d’échelle et d’aspect. Le site agroalimentaire de salaison industrielle a été créé en 1981 en périphérie du bourg centre de Maclas. D’une superficie totale de 36 000 m², 12 000 tonnes de viande de porc par an sont ici transformées en charcuterie.
Le point de vue est marqué par une dualité entre une ferme traditionnelle et un bâtiment industriel sans cohérence avec son environnement (forme, échelle, couleur).
Le paysage est aussi caractérisé par des dépendances routières (glissières se sécurité) qui peuvent nuire à la perception du patrimoine bâti et différents ouvrages d’art ruraux (ici un pont).
Le devenir des sièges d’exploitations traditionnels en bord de routes départementales et plus largement des hameaux traversés par des flux routiers pendulaires grandissants se pose.
La question du vocabulaire des aménagements routiers et leurs impacts sur la mise en valeur des espaces traversés semble ici absente.
Grand paysage : Plateau et côtière du Rhône
Mots clés
Analyse paysagère
Identification :
Paysage de bord de route départementale qui traverse un hameau traditionnel où vient, comme juxtaposé, s’installer un bâtiment industriel en rupture d’échelle et d’aspect.
Caracteristiques dominantes :
Maclas, commune ligérienne limitrophe du département de l’Ardèche, est caractérisée par un paysage de plateau ouvert et varié (arboriculture, céréales, vignes), ponctuée d’entreprises industrielles imposantes qui se profilent le long de la route départementale RD 503. L’usine de salaison industrielle, la zone d’activité intercommunale du Guilloron, le garage Peugeot, … sont autant d’éléments aujourd’hui incontournables dans le paysage maclaire.
Le point de vue est marqué par une dualité entre une ferme traditionnelle et un bâtiment industriel sans cohérence avec son environnement (forme, échelle, couleur). Cette salaison moderne est un lieu de fabrication de saucissons de la marque Justin Bridou. Le site a été créé en 1981. Il totalise actuellement une superficie totale de 36 000 m² où sont transformées 12 000 tonnes de viande de porc par an en charcuterie (source : www.justinbridou.fr/notre-histoire).
La route est un axe routier important à l’échelle du massif du Pilat qui permet de le relier à la vallée du Rhône. Le paysage est aussi caractérisé par des dépendances routières (glissières de sécurité, délaissés ...) qui peuvent nuire à la perception du patrimoine bâti et différents ouvrages d’art ruraux (ici un pont).
Representation collective :
Usine de salaisons Justin Bridou (du groupe Aoste, entreprise agro-alimentaire française), site important en matière d’emploi au niveau local.
Incontournable à l’échelle du plateau et depuis le Crêt de l’Oeillon, le bâtiment constitue malgré lui un point d’appel paysager permettant à l’observateur de se repérer.
Dynamiques et pressions :
Le point de vue exprime de manière explicite l’absence de considération du contexte lors de la création du site industriel et de la définition du projet architectural du bâtiment.
La dualité et la déconnexion entre l’architecture vernaculaire et les choix architecturaux fait par l’industriel sont caractéristiques de l’influence de la réindustrialisation des espaces ruraux périphériques à la fin des années 1970.
Le devenir des sièges d’exploitation traditionnels en bord de routes départementales et plus largement des hameaux traversés par des flux routiers pendulaires grandissants se pose.
La question du vocabulaire des aménagements routiers et leurs impacts sur la mise en valeur des espaces traversés semble ici absente.
Objectifs de qualité paysagère :
Selon les OQP de la charte 2026-2041, sur ce type d’espace, les objectifs en matière de paysage sont :
- La médiation paysagère, impliquer et faciliter l’expression des regards et des perceptions de l’espace
- Les routes du Pilat, prendre soin des entrées de bourg et des ouvrages routiers
- Les respirations paysagères entre les villes, villages et hameaux, à conserver précieusement en contenant le développement urbain
- Les cours d’eau en milieu urbain, à revaloriser pour embellir la vie et la ville
- Les activités économiques, économes en espace et intégrées dans leur milieu
- Les zones humides et les cours d’eau, à préserver et restaurer